Je suis très étonné d’une chose, c’est la (fausse-) colère de Madame Royal mercredi lors du débat de l’entre deux tour. Pour ceux qui n’aurait pas vu : Sarkozy a expliqué qu’il voulait permettre à tous les enfants handicapés d’aller dans les mêmes établissements scolaires que les autres enfants. Madame Royal est subitement monter sur ses grands chevaux en expliquant que ce que disait Sarkozy était scandaleux étant donné que lorsqu’elle était ministre délégué elle avait mis en place un plan pour permettre à ces enfants d’être scolarisés, et que le gouvernement actuel avait supprimé ce plan.
Ce qu’elle a dit est vrai, mais elle a omis d’expliquer qu’à la place d’un plan des lois ont été voté et misent en place afin d’assurer aux handicapés des droits, et donc une protection, sur ce plan là. De 2002 à aujourd’hui, le nombre d’enfants handicapés qui étudient dans des établissements est passé de 90 000 à plus de 145 000. Certes il en reste bien sur beaucoup, mais contrairement à son plan, qui comme tout plan, n’est établit que dans l’urgence de la situation, la gouvernement a posé une base légale, ce qui est essentielle dans notre société basée sur des droits et des devoirs.
Plus généralement je crois que nous avons ici toute la portée de l’élection présidentielle dont le dernier acte à lieu aujourd’hui même. Il va falloir choisir entre une succession de mesures, entre un « pacte » (revendiqué comme tel), et un projet. La politique ne doit plus se faire à 5 ans, nous avons besoin de réformes profondes, qui comme toutes réformes sont pénibles sur le moment, mais évitent de devoir payer durement des situations explosives dans quelques années.
J’ai 21 ans, et je n’ai pas envie de payer pour les erreurs de mes aînés. Je n’ai pas envie d’une politique qui consiste à satisfaire immédiatement tous les désirs de mes compatriotes, et d’oublier qu’en engloutissant des sommes énormes pour le présent on en oublie que le futur n’est pas assuré…
2 commentaires:
Je répondrai pas à la deuxième partie je pense pas que ça soit utile d'en discuter. Je vais répondre juste à la première même si je suis loin d'être unegrande partisane de cette colère et tout.
Il me semble juste nécessaire de souligner que le 'comptage' des enfants handicapés scolarisés a changé, et qu'aujourd'hui, dans les 145 000, sont comptés les gamins qui sont à l'école même 'un petit peu', même seulement une heure par semaine par exemple. Ca modifie donc un peu les chiffres.
On ment sans réellement mentir sur les chiffres comme ça vient d'être dit c'est une chose, mais en plus je ne vois pas en quoi les propositions vastes, floues, et sans un minimum de réponses à la question "oui mais comment" de Nicolas Sarkozy sont des réformes profondes. Et je ne vois pas non plus en quoi toutes ces jolies déclarations que tout le monde attend (qui va dire que non "on ne veut pas des handicapés" et autre ? personne et heureusement) ne consistent pas en satisfaire immédiatement tous les désirs de ses électeurs.
Sur le point de la colère, c'était pourri, tout le monde s'accorde à le dire.
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